Le vendredi 7 décembre dernier, dans le cadre de la Réforme de la Justice actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, j’ai pu visiter la maison d’arrêt de Dijon aux côtés du directeur, Monsieur Joseph Coly.

Au cours de cette visite, j’ai pu assister d’abord à une réunion du personnel encadrant au cours de laquelle différents points ont été abordés.

A cette occasion, j’ai tenu à rappeler que j’avais déjà visité les lieux en 2015, quand j’occupais la fonction de Vice Présidente de Région à la Formation et à l’Apprentissage, au moment du transfert de compétences Etat-Région.

A présente députée, j’ai voulu me rendre une nouvelle fois sur les lieux dans le cadre de la Réforme de la Justice actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale, dans la mesure où j’ai souhaité présenter un amendement à l’article 57 du présent projet de loi, sur l’évaluation des dispositifs de formation chez les femmes détenues, dont la compétence relève désormais de la Région depuis fin 2015.

En quelques chiffres, la maison d’Arrêt c’est:

  • 230 détenus dont 44 femmes;
  • 2 détenus par cellule;
  • 150 personnes qui y travaillent;
  • une durée des peines généralement de moins de 2 ans ou en attente d’un jugement;

Par convention passée en 2015 entre la Ville de Dijon, le SPIP et la Maison d’Arrêt, différentes activités culturelles  sont désormais proposées aux détenus. Un projet jardin baptisé « les Jardins de la Rue d’Auxonne », en partenariat avec les associations locales, a également été développé pour fleurir la cour de promenade en y associant les détenus .

Sur le volet formation, des cours de cuisine sont proposés aux femmes détenues de même que des formations de peinture en bâtiment pour les hommes. Ces actions de formations s’adressent généralement à un public à bas niveau de qualification, qui les accompagnent depuis leur entrée jusqu’à la fin de leur peine, préparant ainsi leur sortie et favorisant leur réinsertion dans la société.

Enfin, d’autres concepts restent à développer et à renforcer tels que les chantiers extérieurs (communément appelé dispositif dedans-dehors), la justice restaurative ou encore des projets de travaux d’intérêt général (TIG), qui seront développés dans le cadre de la réforme à venir.

Je tiens à remercier une nouvelle fois le directeur de la maison d’arrêt de Dijon, Monsieur Joseph Coly, ainsi que l’ensemble du personnel pour leur accueil chaleureux.

Retrouvez mon intervention à l’Assemblée nationale où j’ai présenté un amendement visant à améliorer la formation des femmes placées en détention.

Hier soir, en séance publique, j'ai défendu un amendement dans le cadre du projet de loi Justice. Cet amendement constitue une demande de rapport visant à établir un diagnostic sur la situation des femmes en prison et à formuler des propositions pour améliorer leur accès aux dispositifs de réinsertion, notamment via la formation professionnelle. Compte-tenu de la réponse de Madame la Ministre et de Madame la rapporteure, j'ai retiré l'amendement. Pour autant, je m'engage à poursuivre mes travaux sur cette problématique, notamment dans ma circonscription où j'ai pu déjà rencontrer le Directeur du service pénitentiaire d'insertion et de probation de Côte d'Or, et visiter également le quartier femmes de la prison de Dijon.A l'Assemblée nationale, sur les conseils de la Ministre de la Justice et de la Ministre du Travail, j'ai proposé la mise en place d'une mission parlementaire sur le sujet.

Pubblicato da Fadila Khattabi su Mercoledì 12 dicembre 2018

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