Le 3 septembre, le Gouvernement a lancé officiellement le Grenelle des violences conjugales qui s’achèvera le 25 novembre prochain.

Durant trois mois, tous les acteurs concernés – police, justice, santé, gouvernement, élus, associations, victimes, seront amenés à se rencontrer et à échanger à l’occasion de divers événements organisés sur l’ensemble du territoire national.
Cette grande concertation a pour objectif de sensibiliser et de mettre en lumière l’urgence de la situation. Depuis le début de l’année, 101 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

Face à ce constat, le Grenelle des violences conjugales doit également permettre de trouver des solutions concrètes pour protéger les victimes. Cette mobilisation sans précédent et ô combien indispensable devra aboutir à l’élaboration de réponses efficaces, qu’il s’agisse de l’accompagnement, de l’hébergement, des dispositifs de protection ou encore de nouvelles mesures juridiques.

Dans cette perspective, l’engagement de toutes et tous est nécessaire. Le Premier Ministre, entouré de plusieurs membres du Gouvernement, a déjà annoncé la mise en place prochaine de plusieurs mesures d’urgences dont la nomination de « procureurs référents », la création de 1000 nouvelles places d’hébergement à partir de janvier 2020 ou encore la facilitation du dépôt de plainte à l’hôpital.

En tant que parlementaire, j’ai également décidé de m’investir dans un groupe de travail à l’Assemblée nationale, chargé de mettre en place diverses actions dans les territoires. C’est dans ce cadre que j’organiserai dans ma circonscription plusieurs rencontres et visites de terrain, à l’occasion desquelles je serai épaulée par un collègue membre de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée.

A l’issue du Grenelle, les parlementaires du groupe de travail présenteront un rapport sur les actions menées et qui compilera notamment les propositions qu’ils ont pu recueillir au niveau local.
Il est essentiel de rappeler que chacun peut contribuer et participer, notamment via l’adresse mail: grenelle@pm.gouv.fr.

Les féminicides et violences conjugales nous concernent toutes et tous. Il s’agit d’un combat que la société doit mener. La solidarité, l’écoute et l’action sont indispensables si nous voulons mettre fin à ce fléau.

Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales, composez le numéro d’appel national : 3919.

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